« La maladie de Still est une maladie rare.
Elle a de multiples facette cliniques, se présentant tantôt comme un rhumatisme, tantôt comme une maladie de peau, tantôt comme une fièvre isolée sans autre signes pour une infection. De ce fait, l’identification des patients est difficile et les chiffres disponibles sur la fréquence de la maladie sont sujets à caution.

En France, l’incidence a été estimée entre 1 et 2 cas nouveaux par million d’habitants et par an.
La maladie de Still de l’adulte peut se présenter de façon assez typique avec :
  • Une fièvre avoisinant les 40°C
  • Des douleurs articulaires et/ou musculaires, parfois associées à un gonflement des articulations concernées
  • Une éruption cutanée du tronc et des membres, couleur rose ou saumon, apparaissant pendant quelques heures
  • Une augmentation du taux de globules blancs
  • Enflure des ganglions lymphatiques
Bien que l’on ne puisse guérir de la maladie de Still de l’adulte, plusieurs traitements sont disponibles et le rhumatologue est votre meilleur conseiller en cette matière. Les médicaments utilisés dans le traitement de la maladie de Still de l’adulte appartiennent à plusieurs classes. Vos symptômes, la gravité de la maladie et les effets secondaires auxquels vous êtes particulièrement sensible détermineront le recours à un type de médicament :
  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), dont l’ibuprofène (Advil® ou Motrin IB®), le naproxène (Naprosyn®) et le diclofénac (Voltaren® et Arthrotec®), pour atténuer les symptômes légers.
  • Les corticostéroïdes, comme la prednisone, contre les accès de fièvre, l’inflammation et les douleurs sévères aux articulations, de même que les complications affectant les organes internes.
  • La méthotrexate, un anti-arthritique rhumatoïde modificateur de l’évolution de la maladie (DMARD), fréquemment utilisé dans le traitement de la maladie de Still de l’adulte.
  • Les modificateurs de réponse biologique, dont l’anakinra (Kineret ), l’infliximab (Remicade ) et l’étanercept (Enbrel ), qui tous ont été utilisés avec succès chez nombre de patients. Le bassin de population touchée par la maladie de Still étant toutefois réduit, des tests à grande échelle n’ont pu être menés pour établir le degré d’efficacité de ces médicaments.
Chez certaines personnes, la maladie se résorbe d’elle-même dans l’année de son apparition et même après un seul et unique épisode. Chez d’autres, elle peut évoluer vers une affection chronique s’étalant sur des années, entraînant des symptômes arthritiques débilitants et même la mort. Et finalement, certaines personnes affectées connaîtront des poussées soudaines de la maladie, entrecoupées de périodes de rémission. »
Sources : joinhealth.org   //  orpha.net