Le stretching d’aujourd’hui est connu du grand public comme un terme générique regroupant l’ensemble des techniques visant à entretenir ou améliorer sa souplesse. Cependant les techniques d’étirements musculaires se pratiquent depuis des millénaires issus de procédés tels que le hâta yoga et de la gymnastique taoïste, pratiqués pour leurs vertus hygiénistes et de longévité. Avec les temps ces techniques se diversifient, apparait alors le Yoga, l’Eutonie, le Qi Quong, le Tai Chi Chuan… c’est dans les années 70 – 80 que les scientifiques et entraineurs se penchent sur la question du stretching en lien avec la performance sportive.
Quelques définitions :
La mobilité, selon Jürgen WEINECK : « La mobilité est la capacité et la propriété qu’a le sportif d’exécuter, par lui-même ou avec l’aide de forces extérieures, des mouvements de grande amplitude faisant jouer une ou plusieurs articulations ». La mobilité articulaire concerne le fonctionnement des articulations, et la capacité d’étirement concerne le système musculotendineux ainsi que les cartilages articulaires. Jürgen Weineck cite Frey (1977) et considère que la mobilité articulaire et la capacité d’étirement sont des sous catégories de la mobilité.
La souplesse, selon Mathieu Fourré : La souplesse « s’exprime par la capacité de réaliser un mouvement requérant une amplitude élevée d’une ou plusieurs articulations ». Elle est la résultante de la longueur des muscles, de la résistance à l’étirement du système musculo-tendineux, et de la force disponible pour mobiliser l’articulation.
Les assouplissements sont des exercices de mobilisation destinés à améliorer la mobilité articulaire. On peut distinguer des exercices de développement actif et passif de la souplesse (V.N.Platonov , 1984).
Les étirements sont des exercices spécifiques destinés à améliorer la mobilité par un allongement progressif du muscle au maximum de son amplitude. Les étirements améliorent l’amplitude articulaire dans les limites de la capacité à l’allongement du muscle. Les étirements agissent sur les systèmes musculaires et tendineux. Ils permettent de « prévenir et diminuer les accidents musculaires »
L’objectif du stretching
D’un point de vue sport :
Le stretching met en jeu 2 « circuits » du système neuro musculaire : les fuseaux neuro musculaires (FNM) et l’organe tendineux de Golgi (OTG). Pour faire simple, ces deux circuits protègent vos muscles et tendons lorsqu’un étirement provoqué par une contraction musculaire devient trop important, ils permettent alors d’arrêter la contraction et ainsi préserver le muscle. Lors du stretching, on entraine les FNM et OTG, plus ils seront entrainés plus le phénomène de relâchement du muscle dans la contraction musculaire sera retardé et par conséquence vos training et votre contraction musculaire seront de meilleure qualité et vos performances seront améliorées. Sans compter sur une amplitude de mouvement accrue. Autre point important, le stretching permet une meilleure récupération, un aspect non négligeable.
D’un point de vue général :
Le stretching permet aux personnes d’améliorer leur capacités, garder une autonomie plus longtemps (lutte contre les raideurs et la dégénérescence fonctionnelle, articulaire et musculaire et donc garder ses capacités de locomotion et de motricité générale). Il peut également rentrer dans un processus de gestion du stress ou de bien être dans le sens où il permet de réguler les tensions et de prendre conscience de son schéma corporel, il peut être une forme de méditation.